18 juillet 2016

Etape 1 : Bastia - Popolasca



Au lever le ciel est toujours aussi vierge de nuages, le ferry termine de contourner le Cap Corse et longeant la côte comme je le ferai dans quelques jours. Le débarquement se fait rapidement, c’est l'avantage du vélo et je me dirige vers le marché  de Bastia pour profiter au plus vite des produits locaux. Au petit pépé corse me vend deux pomelos et pour les oranges, il dit :" Je vais pas peser deux oranges, ça porte malheur" avec un ton grave. Je salive d'avance à la vue des beignets de Brocciu entrain de frire dans une grande marmite, ils s'avéreront délicieux.



Il va falloir quand même partir car il fait déjà chaud, je choisis d'attaquer directement par la montagne, direction le col de Teghime à 536 m après 1h30 de montée. Arrivée en haut, j'ai le choix entre la mer devant moi ou derrière. Mer et montagne et toujours aucun nuage. Je vire vers le sud direction Oletta où déjà de petits villages sont perchés sur les hauteurs, je descend rapidement avant de remonter vers le col de Saint Stephano (368 m) où je tombe en plein milieu d'une course cycliste. L'arrivée se fait pratiquement sur le parvis de l'église de Saint Michel de Murato, mignonne petite bâtisse dont l'alternance de pierre sombre et clair tranche sur le bleu azur, une impression de damier.

Je reprends mon étape alors que le signal de la course des adultes est donné, je regarde quelques tours avant de me relancer dans l’ascension du col de Bigorno (885m). En haut du col, la route commence à serpenter à flan de montagne dans un longue descente. La vitesse m'enivre et me grise , bien sur qu'il faudra remonter mais pour l'instant, je virevolte entre les chênes lièges et les arbustes aux fleurs jaunes. Le village de Lento est posé sur le versant opposé, la future route que j'empreinte y passera avant de plonger vers pont Novo. L'ancien pont génois illustre le mélange des cultures de la Corse, les piliers seuls restant debout au milieu du lit de la rivière, un drapeau corse y flotte fièrement.

Par contre, je débouche sur la national qui relie Bastia à Ajaccio, dans un trafic routier dont avant je n'avais pas conscience, cela m’incite à bifurquer alors qu'un panneau indique Corte par une petite route départementale tranquille. J'y vois mes premiers cochons corses, en liberté, tout surpris de me voir crapahuter. Cela commence à être difficile pour moi, pour une première journée j'ai attaqué directement dans le dur.





Au village de Popolasca, où je pensais trouver du fromage de chèvre, l'adjoint au maire du village me dit que je peux dormir plus haut près d'une source, elle bercera ma nuit et le beau cloché illuminera mes rêves.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire