Le 23 mai
Je prends mon petit déj en contemplant la vallée. Le soleil d'abord orangé vire rapidement au jaune, il sera voilé par le seul petit nuage présent dans le ciel immensément bleu. Je puise mon eau à la fontaine adjacente, en Corse chaque village dispose d'une fontaine d'eau buvable. Un autochtone...
qui part travailler, passe devant moi et me demande si j'ai bien dormi, il me sert la main, loin de l'image du corse bourru. Il repassera plus tard en me disant que la vie est dure, sa débroussailleuse venait de se casser, je n'ai pas osé lui dire qu'à mon avis il y avait des choses plus graves dans la vie et puis cela fait revenir le silence.
La descente de Popolasca chemine entre les sapins et les petits ponts de pierre enjambent les ruisseaux galopants. Il me faut remonter maintenant vers le col de Ominanda (654m) avant de plonger vers Corte. Le vent est de la partie aujourd'hui et j'ai du mal à savoir de quel sens il provient parfois me poussant, parfois me freinant en montée.
Avant Corte, je profite d'une fromagerie, en faisant attention aux roquets qui tentent de me chiquer les chaussures, pour acheter un véritable fromage de brebis corse. A Corte, je passerai mon temps à faire quelques achats dont du saucisson de cochon sauvage et à manger un second petit déj de produits locaux.
Alternance de monter et descente, de petits villages figés sur la montagne souvent une église centrale dressée vers le ciel. Avant Vivario, je passe un pont enjambant une rivière tombant directement des pics rocailleux. Un pont parallèle fait passer une voie de chemin de fer, trajet depuis Ajaccio qui doit être magnifique. A partir de ce moment là, tombe quelques gouttes mais rien d'inquiétant. Lors de ma pause déjeuné à Vivario, les gouttes se font plus et régulière. La présence de plus grosses montagnes doit accrocher les nuages.
Il me faut repartir car j'ai 2 cols à passer. Après avoir quitté la R.N (T20) je bifurque vers la RD69, 9km de monté avant le col et je suis obligé de sortir la veste de pluie tellement il pleut. Alors que les lacets approchent, la grêle et le vent me fouettent le visage. J'ai chaud en arrivant au sommet de col de Sorba 1311m, je n'attends pas, la vue est bouchée par les nuages. La descente me frigorifie les doigts et les cuisses, mes chaussures sont mouillées avec les projections.
A mi parcours, je croise deux québecois qui montent, sur des vélos de courses avec un simple petit bagage, ils ont fait le tour de la course et nous échangeons un peu. J'ai froid donc je ne m'attarde pas. Je prolonge la route est sèche, cela me rassure. A Ghisoni, j'hésite à aller boire quelque chose de chaud, je m'arrete dans un ancien lavoir municipal, mes jambes flageolent, je me restaure un peu et décide de repartir pour le code de Verde (1289 m) éloigné de 17km. L’ascension est aisée mais il fait 5° au compteur, la montée me réchauffe mais le vent et la grêle sont encore présents. Ils sont prétexte à quelques petites pauses.
Au col, le refuge est là, un grand feu brûle dans la cheminée, je me réchauffe, fais sécher mes affaires surtout mes chaussures et chaussettes, bois un thé brûlant. Impossible de redécoller, je resterai pour la nuit, pas l'envie de poser ma tente et dehors les éléments se déchaînent, en plus il fait maintenant 2°. Dans le refuge du GR20, quelques randonneurs sont affalés sur les lits, les discutions vont bon train avant que je ne sombre dans un sommeil réparateur.
Je prends mon petit déj en contemplant la vallée. Le soleil d'abord orangé vire rapidement au jaune, il sera voilé par le seul petit nuage présent dans le ciel immensément bleu. Je puise mon eau à la fontaine adjacente, en Corse chaque village dispose d'une fontaine d'eau buvable. Un autochtone...
qui part travailler, passe devant moi et me demande si j'ai bien dormi, il me sert la main, loin de l'image du corse bourru. Il repassera plus tard en me disant que la vie est dure, sa débroussailleuse venait de se casser, je n'ai pas osé lui dire qu'à mon avis il y avait des choses plus graves dans la vie et puis cela fait revenir le silence.
La descente de Popolasca chemine entre les sapins et les petits ponts de pierre enjambent les ruisseaux galopants. Il me faut remonter maintenant vers le col de Ominanda (654m) avant de plonger vers Corte. Le vent est de la partie aujourd'hui et j'ai du mal à savoir de quel sens il provient parfois me poussant, parfois me freinant en montée.
Avant Corte, je profite d'une fromagerie, en faisant attention aux roquets qui tentent de me chiquer les chaussures, pour acheter un véritable fromage de brebis corse. A Corte, je passerai mon temps à faire quelques achats dont du saucisson de cochon sauvage et à manger un second petit déj de produits locaux.
Alternance de monter et descente, de petits villages figés sur la montagne souvent une église centrale dressée vers le ciel. Avant Vivario, je passe un pont enjambant une rivière tombant directement des pics rocailleux. Un pont parallèle fait passer une voie de chemin de fer, trajet depuis Ajaccio qui doit être magnifique. A partir de ce moment là, tombe quelques gouttes mais rien d'inquiétant. Lors de ma pause déjeuné à Vivario, les gouttes se font plus et régulière. La présence de plus grosses montagnes doit accrocher les nuages.
Au col, le refuge est là, un grand feu brûle dans la cheminée, je me réchauffe, fais sécher mes affaires surtout mes chaussures et chaussettes, bois un thé brûlant. Impossible de redécoller, je resterai pour la nuit, pas l'envie de poser ma tente et dehors les éléments se déchaînent, en plus il fait maintenant 2°. Dans le refuge du GR20, quelques randonneurs sont affalés sur les lits, les discutions vont bon train avant que je ne sombre dans un sommeil réparateur.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire