30 décembre 2016

Etape 4 : Aiguilles de Bavella - Bonnifacio

Le 25 mai



 Après un petit déjeuner dans les bois de pins, je me fais une joie de descendre une vingtaine de kilomètres jusqu'à la côte Est de la Corse, mais il s'avère qu'il y a encore quelques côtes à grimper dans cette descente.

Une fois le bord de mer atteint, je redécouvre cette ambiance de vacances à la plage, resto, farniente, mer bleu mais aussi le trafic de la grosse nationale.

Dès qu'il m'est possible, je bifurque vers les montagnes pour retrouver du calme et de la sérénité, petite route entourée d'arbustes et la chaleur. Des réminiscences du voyage en Namibie et Afrique du Sud reviennent avec ces images de bush. Je monte et me retrouve sur une route de crêtes, en contre bas, les près sont fauchés autour de grands oliviers. Il n'y a pas à dire dès que l'on prend de l'altitude, le paysage se découvre.

Une pause déjeuner à Conca sous l'olivier de l'église puis je suis surpris par une route sinueuse traversant le cimetière du village, des caveaux et stèles sont érigés de chaque coté de la voie qui descend à Porto Vécchio.


A Porto Vécchio, je m'offre une bonne glace avec vue sur le port. En Corse, deux choses me surprennent, il y a des glaciers et des pizzerias à chaque coin de rue, l'Italie n'est pas très loin.


Afin d'éviter 3 kilomètre de RN, en sortant de Porto Vécchio, je contourne le golf en montant les crêtes, en contre bas des marais  seront remplacés, plus loin, par des plages aux eaux turquoises. J'essaie, le plus possible, d'éviter la national en prenant de petites routes de traverses mais là, je n'ai plus le choix, je dois faire les 17 kilomètres, qui me séparent de Bonnifacio, dans le flot de voitures. Pour seule consolation, j'aurai le vent dans le dos et de la descente.


L'arrivée à Bonnifacio tranche complètement du paysage habituel puisque la route perfore des concrétions calcaires pour aboutir au bord de l'eau, vue superbe sur la ville haute et la citadelle suspendues sur les falaises ocres. Je vais profiter d'un jour de repos pour visiter tout cela. Au camping situé près du port, je rencontre 3 couples de tandemistes avec qui j'échange sur mon futur parcours vers l'Ouest.

30 octobre 2016

Etape 3 : Col de verde - Aiguilles de Bavella



Il est 5h30 quand les randonneurs italiens du refuge se lèvent, du coup tout le monde fait de même, pas trop le choix dans un petit refuge. Dehors le vent souffle mais au moins pas de pluie, cependant en direction du sud, un amas de nuage n'a pas l'air sympathique.


Je commence par bien me couvrir car 17km de descente m'attendent. Quelle joie de descendre entre les sapins, de voir, au loin un futur petit village que route va me faire traverser. A ce rythme, il est facile de pédaler jusqu'au  col de la Bocca (1193 m) pour ensuite se laisser glisser jusqu'au village de Aullene où je m’arrête sur la place centrale du village.

A ma grande surprise, pas de boulangerie, je prépare donc un plat de pâtes sur un banc public, j'ai un peu plus le sentiment d'être un nomade, me réchauffant à un soleil timide qui joue avec les nuages.


 Je prends la direction des aiguilles de Bavella, toujours à la recherche de pain, je me fait renvoyer de commerces en villages. J'abdique en finissant par me rabattre sur un pain de mie mais fabriqué en Corse.

Puis la montée vers le col débute, plus j'avance, plus les falaises ocres rocailleuses et parsemées d'arbustes verts, deviennent majestueuses. Au sommet du col, la suée de ma montée et le vent fort et frais me frigorifient, les baraques et restaurants à touristes ont poussé sur les flancs de la montages. je ne m'attarde pas, je trouve une sources et débute la descente, virages serrés entre le pins. La lumière du soleil commence à décliner.

Je cherche un endroit où me poser, peu de chance de trouver un endroit plat avec un chemin pour y accéder. Je finis par bifurquer sous les pins entre deux lacets de virages. Dès que la nuit sera venue, je monterai la tente. Durant la nuit, peu de voitures passeront, comme souvent en Corse.

8 août 2016

Etape 2 - Popolasca - Col de verde

Le 23 mai


 Je prends mon petit déj en contemplant la vallée. Le soleil d'abord orangé vire rapidement au jaune, il sera voilé par le seul petit nuage présent dans le ciel immensément bleu. Je puise mon eau à la fontaine adjacente, en Corse chaque village dispose d'une fontaine d'eau buvable. Un autochtone...

18 juillet 2016

Etape 1 : Bastia - Popolasca



Au lever le ciel est toujours aussi vierge de nuages, le ferry termine de contourner le Cap Corse et longeant la côte comme je le ferai dans quelques jours. Le débarquement se fait rapidement, c’est l'avantage du vélo et je me dirige vers le marché  de Bastia pour profiter au plus vite des produits locaux. Au petit pépé corse me vend deux pomelos et pour les oranges, il dit :" Je vais pas peser deux oranges, ça porte malheur" avec un ton grave. Je salive d'avance à la vue des beignets de Brocciu entrain de frire dans une grande marmite, ils s'avéreront délicieux.

14 juillet 2016

Prologue

Le TGV file à toute allure, mise à part une gamine qui hurle, tout est calme dans la rame. Azimut est démonté et logé dans sa housse. Il m'a fallu opérer sur le quai de la gare à 6h15 pour qu'il puisse voyager à bord.
Drôle de départ, les bagages dispersés, le vélo démonté, se laissant porter par le bercement du train. Prélude? Prologue ? Mise en jambe dans un fauteuil ?

La nuit a été courte, comme souvent l'angoisse de ne se réveiller. Encore ce rêve habituel où je suis en retard pour partir quelque part,en stress de louper un avion, un train. Le réveil sonne et je ne sais pas si je dormais. J'embrasse Amélie qui va rester seule pendant deux semaines. Je suis triste de la laisser alors qu'elle ne m'a jamais semblé si fatiguée et vulnérable, un peu honteux de partir sous le soleil  à ne penser qu'à pédaler.