14 juillet 2016

Prologue

Le TGV file à toute allure, mise à part une gamine qui hurle, tout est calme dans la rame. Azimut est démonté et logé dans sa housse. Il m'a fallu opérer sur le quai de la gare à 6h15 pour qu'il puisse voyager à bord.
Drôle de départ, les bagages dispersés, le vélo démonté, se laissant porter par le bercement du train. Prélude? Prologue ? Mise en jambe dans un fauteuil ?

La nuit a été courte, comme souvent l'angoisse de ne se réveiller. Encore ce rêve habituel où je suis en retard pour partir quelque part,en stress de louper un avion, un train. Le réveil sonne et je ne sais pas si je dormais. J'embrasse Amélie qui va rester seule pendant deux semaines. Je suis triste de la laisser alors qu'elle ne m'a jamais semblé si fatiguée et vulnérable, un peu honteux de partir sous le soleil  à ne penser qu'à pédaler.


Le train se dirige vers le sud, enfin le soleil fait son apparition dans un ciel cotonneux.

Grand soleil, le train arrive à Marseille. La gare résonne des chants des supporters Marseillais qui montent à la capitale pour la finale de la Coupe de France. Moi je m'occupe de remonter tranquillement Azimut, il va falloir que je l’ausculte car lors des premiers tour de roue, il m'a été impossible de passer les grands pignons. La montagne corse nécessite quelques ajustements. Mais pour l'instant, je me vers l'avenue de la Capelette pour déposer ma housse chez Valentin, fils d'un membre de CCI que j'avais contacté à l'avance.

Ensuite je me dirige vers le vieux port où les manifs anti loi travail bloquent la canebière mais pas moi. Je longe la mer et ses voiliers, l'église de la Bonne Mère étincelle sur ma gauche. J'arrive aisément à l'embarcadère, un énorme navire blanc et bleu attend d'avaler son lot de motos, voitures et quelques vélos.

Quelques motards s'étonnent de me voir à vélo et m'avertissent des exploits montagnards à venir que je vais devoir surmonter. Je profite de l'attente avant le départ pour régler quelques détails sur Azimut avec l'aide d'un ex-cycliste reconverti à la moto.

Il est temps d'embarquer, et là je tombe nez à nez avec 2 CCIstes nantais habitués de nos soirées, eux aussi sont là avec leurs vélos. Le ferry s'élance lentement, vibre, passe devant le port et longue la côte.

La Bonne Mère reflète les rayons du soleil couchant tel un phare qui me guide vers les aventures à venir.

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