Il est 5h30 quand les randonneurs italiens du refuge se lèvent, du coup tout le monde fait de même, pas trop le choix dans un petit refuge. Dehors le vent souffle mais au moins pas de pluie, cependant en direction du sud, un amas de nuage n'a pas l'air sympathique.
A ma grande surprise, pas de boulangerie, je prépare donc un plat de pâtes sur un banc public, j'ai un peu plus le sentiment d'être un nomade, me réchauffant à un soleil timide qui joue avec les nuages.
Je prends la direction des aiguilles de Bavella, toujours à la recherche de pain, je me fait renvoyer de commerces en villages. J'abdique en finissant par me rabattre sur un pain de mie mais fabriqué en Corse.
Puis la montée vers le col débute, plus j'avance, plus les falaises ocres rocailleuses et parsemées d'arbustes verts, deviennent majestueuses. Au sommet du col, la suée de ma montée et le vent fort et frais me frigorifient, les baraques et restaurants à touristes ont poussé sur les flancs de la montages. je ne m'attarde pas, je trouve une sources et débute la descente, virages serrés entre le pins. La lumière du soleil commence à décliner.
Je cherche un endroit où me poser, peu de chance de trouver un endroit plat avec un chemin pour y accéder. Je finis par bifurquer sous les pins entre deux lacets de virages. Dès que la nuit sera venue, je monterai la tente. Durant la nuit, peu de voitures passeront, comme souvent en Corse.