La nuit a été agitée, parfois réveillé par le vent, parfois par de grosses gouttes éparses. Puis le tonnerre et les éclairs fusent, je ne suis pas rassuré, l'aube n'est pas très loin mais je me lève pour me mettre à l'abri sous le porche de la bergerie. On ne sait jamais si un des châtaigniers qui entoure la bergerie avait idée de tomber sur la tente. Je suis cloué à la porte fermée et je compte les intervalles éclairs tonnerres afin de confirmer que l'orage, au dessus de ma tête, continue sa route au loin. Puis je retourne me coucher comme si de rien n'était.
Au matin, le soleil n'arrive pas à percer et de gros nuages s’amoncellent alors que je prends le départ en haut du col de Scalella, je sais d'avance que je vais avoir un long moment de descente. Je passe la butte, qui empêchait les voitures de passer, m'attendant ensuite à trouver la route coupée mais rien que de petits éboulis de pierres, pas de quoi empêcher un vélo de passer.

La descente se fait sur une route humide ce qui m'empêche d'en profiter pleinement, les nuages envahissent la route, le ciel s’assombrit mais il ne pleut pas. En bas de cette longue descente, je retrouve le cœur de l'île, quelques villages et commerces pour repartir ensuite vers l’ascension du col de Vizzavona par une petite route, heureusement car sur la nationale parallèle, le flux d'automobiles est incessant. L'unique voix de chemin de fer de l'île m'accompagne parallèlement mais toujours aucun train à l'horizon.
Malheureusement pour moi, ma petite route rejoint la nationale, et je dois affronter les 3 derniers kilomètres avec les voitures mais surtout une pluie fine qui débute. D'abord doucement, puis plus intensément, malgré ma veste et mes affaires de pluie, arrivé en haut, je suis complètement trempé.
Je décide de trouver, au plus tôt, un bar où pouvoir me réchauffer, difficile ce dimanche !
Je retrouve, mais cette fois-ci dans l'autre sens de circulation, la route que j'avais empruntée une semaine auparavant. Et c'est toujours en ce lieu que je me retrouve avec de la pluie. Pas question de prendre des photos, je file en évitant de glisser, je suis à fond sur les freins.
A Vivario, je trouve enfin un bar où m’arrêter, il est 11h du matin et tout le monde tourne à la bière. Je me sèche et y reste 2 heures, le temps d'être témoin du fait du jour : "il est rentré dans ma voiture et il est parti comme un voleur". Tout le village est en émoi, pour une histoire de taule froissée, sauf que c'est la voiture de la fille du patron, j'ai peur que ça ne se finisse aux fusils de chasse. La scène est cocasse et révèle le tempérament corse, bourru et sanguin.
Profitant de timides éclaircies, je repars de Vivario, où j'aurais quand même réussi à m’arrêter deux fois pour manger, avec des vêtements secs et le reste humide tentant de sécher sur mon porte bagage.
J'évite encore les grosses gouttes des averses passagères en me réfugiant sous les arbres, puis une fois le pont du chemin de fer franchi, à l'inverse de la semaine précédente, le soleil reprend le pas. Je repasse les mêmes villages mais les vues sont totalement différentes. Je bifurque, prends de petites voies et cueille de belles cerises juteuses à même des arbres bien fournis, le printemps est la saison idéal pour déguster de nombreux fruits.
A Corte, je me dirige vers le camping de Saint Pancras à 1 kilomètre en dehors de la ville, il est tenu par des fermiers qui me vendront la moitié d'un excellent fromage de chèvres.
Au matin, le soleil n'arrive pas à percer et de gros nuages s’amoncellent alors que je prends le départ en haut du col de Scalella, je sais d'avance que je vais avoir un long moment de descente. Je passe la butte, qui empêchait les voitures de passer, m'attendant ensuite à trouver la route coupée mais rien que de petits éboulis de pierres, pas de quoi empêcher un vélo de passer.
La descente se fait sur une route humide ce qui m'empêche d'en profiter pleinement, les nuages envahissent la route, le ciel s’assombrit mais il ne pleut pas. En bas de cette longue descente, je retrouve le cœur de l'île, quelques villages et commerces pour repartir ensuite vers l’ascension du col de Vizzavona par une petite route, heureusement car sur la nationale parallèle, le flux d'automobiles est incessant. L'unique voix de chemin de fer de l'île m'accompagne parallèlement mais toujours aucun train à l'horizon.
Malheureusement pour moi, ma petite route rejoint la nationale, et je dois affronter les 3 derniers kilomètres avec les voitures mais surtout une pluie fine qui débute. D'abord doucement, puis plus intensément, malgré ma veste et mes affaires de pluie, arrivé en haut, je suis complètement trempé.
Je décide de trouver, au plus tôt, un bar où pouvoir me réchauffer, difficile ce dimanche !
Je retrouve, mais cette fois-ci dans l'autre sens de circulation, la route que j'avais empruntée une semaine auparavant. Et c'est toujours en ce lieu que je me retrouve avec de la pluie. Pas question de prendre des photos, je file en évitant de glisser, je suis à fond sur les freins.
A Vivario, je trouve enfin un bar où m’arrêter, il est 11h du matin et tout le monde tourne à la bière. Je me sèche et y reste 2 heures, le temps d'être témoin du fait du jour : "il est rentré dans ma voiture et il est parti comme un voleur". Tout le village est en émoi, pour une histoire de taule froissée, sauf que c'est la voiture de la fille du patron, j'ai peur que ça ne se finisse aux fusils de chasse. La scène est cocasse et révèle le tempérament corse, bourru et sanguin.
Profitant de timides éclaircies, je repars de Vivario, où j'aurais quand même réussi à m’arrêter deux fois pour manger, avec des vêtements secs et le reste humide tentant de sécher sur mon porte bagage.
J'évite encore les grosses gouttes des averses passagères en me réfugiant sous les arbres, puis une fois le pont du chemin de fer franchi, à l'inverse de la semaine précédente, le soleil reprend le pas. Je repasse les mêmes villages mais les vues sont totalement différentes. Je bifurque, prends de petites voies et cueille de belles cerises juteuses à même des arbres bien fournis, le printemps est la saison idéal pour déguster de nombreux fruits.
A Corte, je me dirige vers le camping de Saint Pancras à 1 kilomètre en dehors de la ville, il est tenu par des fermiers qui me vendront la moitié d'un excellent fromage de chèvres.