Bercé par les flots, je profite d'un sommeil réparateur, et une luminosité matinale me réveille tôt. Après rangement et petit déjeuner, je m'aperçois qu'il est 7h17 quand je lance le top du départ, bien plus tôt que l'heure usuelle où je me lève pour aller au boulot. Mais c'est plutôt une bonne chose car le profil de l'étape du jour qui s'annonce, est plutôt bien montagneuse et malgré l'heure matinale, le soleil brille et il fait déjà chaud.
Dès les premiers kilomètres de montée et le passage du col di Gradello, je sue abondamment à tel point que lors du second col Belle Valle à 10h, je m’arrête pour profiter du soleil, faire sécher ma chemise et reprendre des forces. Pendant ce long moment d’ascension, cette petite chaîne de montagne me permet d'avoir une vue sur la baie où j'ai dormi.
Puis je plonge vers Ajaccio, à nouveau au niveau de la mer mais je ne compte pas rentrer dans cette grande ville. Je compte suivre une vallée où sinue un léger cour d'eau.
C'est la vallée du Prunelli, à nouveau une vallée agricole, elle doit fournir en fruits et légumes la ville d'Ajaccio, des fraises suspendues, melon, agrumes. Des panneaux indiquent "fromages". J'en profite et m'arrête en acheter un, ou du moins une moitié, après d'âpres négociations avec la bergère. Je resterai à discuter une bonne demi-heure avec elle, mon image d’Épinal est désuète , maintenant le berger est connecté, la production achetée en ligne cependant il reste encore la tradition de la transhumance estival. Après le berger, l'apiculteur. La Corse est réputée pour son miel, j'ai donc droit à une dégustation de différentes saveurs et repart avec deux petits pots.
Il est midi passé mais je décide de continuer à grimper malgré la chaleur, le ciel est cotonneux, l'air s'alourdit.
Je m'arrête finalement avant le col, autant ne pas aller jusqu'à la fringale, sur la place du petit village de Ocana. Les mûriers platanes me font une ombre rafraîchissante, les vaste collines rocailleuses comme spectacle.
Mais il me faut atteindre le col de Mercuju si je veux pouvoir me jeter dans le lac. C'est chose faite après une suite de lacets. Sur l'autre versant, une nouvelle vallée s'ouvre, écrin pour le lac de Tolla, d'un noir sombre, il tranche avec les falaises. Dommage que le ciel se soit couvert.
Pensant que le village de Tolla bordait le lac, je rêvais d'un plongeon réparateur, mais je n'avais pas imaginé que le lac fut artificiel et me voila prolongeant la montée sans avoir pu me baigner. Bon le changement de temps m'en avait fait passer l'envie.
Arrivé à l'aplomb de l'embouchure du lac, je traverse les gorges de la rivière du Prunelli et monte finalement vers Bastelica. Que faire ? Il reste 12 kilomètres avant le col de Scalella qui est susceptible d'être fermé. L'apiculteur m'avait prévenu, seuls les 4X4 et les vélos peuvent peut-être passer.
Changement de décor depuis le passage du lac, les châtaigniers, frênes et chênes sont réapparus et bien sur, aussi les cochons corses. Les 12 derniers kilomètres pour atteindre le col 1193m me paraissent long, surtout qu'il commence à bruiner mais la vue en arrivant en haut, est superbe.
J'ai en face de moi d'imposantes montagnes où traîne encore un langue de neige, une mer de nuage tapisse la vallée tel un voile de coton.
La route du col est effectivement obstruée par un digue de terre mais facilement surmontable à vélo, je verrai demain si je peux aller plus en aval. Pour l'heure, une bergerie abandonnée semble être l'endroit idéal pour poser la tente, il n'y a pas l'air d'avoir signe de vie à l'horizon, merci au fait que le col soit fermé. Quelques gouttes me feront monter la tente en moins de temps qu'il faut pour l'écrire mais rien de sérieux. Une fois sec, changement complet de tenue vu que la montée m'avait complètement rincé.
Je profite, seul, de la vue superbe sur cette barrière de montagne à plus de 2000m, ça valait le coup de monter.
Dès les premiers kilomètres de montée et le passage du col di Gradello, je sue abondamment à tel point que lors du second col Belle Valle à 10h, je m’arrête pour profiter du soleil, faire sécher ma chemise et reprendre des forces. Pendant ce long moment d’ascension, cette petite chaîne de montagne me permet d'avoir une vue sur la baie où j'ai dormi.
Puis je plonge vers Ajaccio, à nouveau au niveau de la mer mais je ne compte pas rentrer dans cette grande ville. Je compte suivre une vallée où sinue un léger cour d'eau.
C'est la vallée du Prunelli, à nouveau une vallée agricole, elle doit fournir en fruits et légumes la ville d'Ajaccio, des fraises suspendues, melon, agrumes. Des panneaux indiquent "fromages". J'en profite et m'arrête en acheter un, ou du moins une moitié, après d'âpres négociations avec la bergère. Je resterai à discuter une bonne demi-heure avec elle, mon image d’Épinal est désuète , maintenant le berger est connecté, la production achetée en ligne cependant il reste encore la tradition de la transhumance estival. Après le berger, l'apiculteur. La Corse est réputée pour son miel, j'ai donc droit à une dégustation de différentes saveurs et repart avec deux petits pots.
Il est midi passé mais je décide de continuer à grimper malgré la chaleur, le ciel est cotonneux, l'air s'alourdit.
Je m'arrête finalement avant le col, autant ne pas aller jusqu'à la fringale, sur la place du petit village de Ocana. Les mûriers platanes me font une ombre rafraîchissante, les vaste collines rocailleuses comme spectacle.
Mais il me faut atteindre le col de Mercuju si je veux pouvoir me jeter dans le lac. C'est chose faite après une suite de lacets. Sur l'autre versant, une nouvelle vallée s'ouvre, écrin pour le lac de Tolla, d'un noir sombre, il tranche avec les falaises. Dommage que le ciel se soit couvert.
Pensant que le village de Tolla bordait le lac, je rêvais d'un plongeon réparateur, mais je n'avais pas imaginé que le lac fut artificiel et me voila prolongeant la montée sans avoir pu me baigner. Bon le changement de temps m'en avait fait passer l'envie.
Arrivé à l'aplomb de l'embouchure du lac, je traverse les gorges de la rivière du Prunelli et monte finalement vers Bastelica. Que faire ? Il reste 12 kilomètres avant le col de Scalella qui est susceptible d'être fermé. L'apiculteur m'avait prévenu, seuls les 4X4 et les vélos peuvent peut-être passer.
Changement de décor depuis le passage du lac, les châtaigniers, frênes et chênes sont réapparus et bien sur, aussi les cochons corses. Les 12 derniers kilomètres pour atteindre le col 1193m me paraissent long, surtout qu'il commence à bruiner mais la vue en arrivant en haut, est superbe.
J'ai en face de moi d'imposantes montagnes où traîne encore un langue de neige, une mer de nuage tapisse la vallée tel un voile de coton.
La route du col est effectivement obstruée par un digue de terre mais facilement surmontable à vélo, je verrai demain si je peux aller plus en aval. Pour l'heure, une bergerie abandonnée semble être l'endroit idéal pour poser la tente, il n'y a pas l'air d'avoir signe de vie à l'horizon, merci au fait que le col soit fermé. Quelques gouttes me feront monter la tente en moins de temps qu'il faut pour l'écrire mais rien de sérieux. Une fois sec, changement complet de tenue vu que la montée m'avait complètement rincé.
Je profite, seul, de la vue superbe sur cette barrière de montagne à plus de 2000m, ça valait le coup de monter.
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