3 août 2017

Etape 10 : Calvi - Lozari

J'ouvre les yeux, la grande Ourse est sur ma gauche, le ciel dégagé, sans la tente posé sur les galets.
J'ouvre les yeux, cette fois je ne vois plus les étoiles, j'ai le sentiment d'avoir entendu le bruit des gouttes de pluie. Je tergiverse, je tente de monter la tente avec des cailloux, impossible. Je tente de tendre une bâche entre Azimut et le sol mais le vent fort l'emporte. Le volume et la fréquence des gouttes augmentent, je suis dégoutté. Au loin, une vague lueur de jour prend forme. J'abdique, remballe tout comme je peux et décide de me diriger vers le restaurant de la plage, battisse la plus proche, à l’entrée du site.
 

Je me réfugie, finalement dans un bâtiment en pierre abandonné, avec ces graphs, boites de conserves et bouteilles d'alcool vide. J'ai le fut trempé, pas très réveillé, je n'ai pas eu le réflexe de me protéger de l'eau. J'y reste un bon moment, au moins 5h, à lire, dessiner, tenter de dormir sur mon fauteuil et petit déjeuner. La pluie n'a pas cessé pendant ce long moment, j'attends une vague accalmie et je me lance.
Bon timing car je ne serai pas si mouillé que ça, en arrivant à Calvi.

Je me fais mon petit tour de la belle citadelle désertée des touristes aquaphobes puis je me réapprovisionne au marché en attendant, toujours, que le ciel veuille bien avoir l'amabilité de se dégager. Mais rien n'y fait, alors que je sors de Calvi pour réattaquer de la montagne, je prends une bonne averse. La température chute à 13°C alors que je commence mon tour des crêtes de la Balagne.


Une trentaine de kilomètres à flanc de montagnes, des villages perchés dans les hauteurs. La pluie cesse, une éclaircie illumine le village de Spelunca mais pour l'atteindre et en profiter, il me faut encore monter. Dans un bar typiquement corse, je regarde les hommes joués aux cartes en attendant de me réchauffer un peu. Une longue descente m'emmene ensuite vers le golf de Lozari où Fabiola et Manu m'hébergeront et me nourrirons pour ce soir.


En descendant, le soleil semble vouloir revenir et cela me redonne un peu de force et de moral. Après le repas et les discutions vélo, je dormirai dans la chambre des enfants, au sec.

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