24 juin 2017

Etape 8 : Corte - Piana

Ce matin, la journée commence mal, j'ai une grosse frayeur en constatant que le réchaud est cassé mais après investigation, il s'avère que le bruleur s'est désolidarisé du reste. C'est un peu problématique mais avec une pierre comme support et un peu d'astuce j'arrive quand même à cuisiner. Les galères continuent, en prenant une grosse quantité de miel, je casse ma cuillère en plastique bleu, elle me faisait office de fourchette. Je ne sais pas combien j'ai pu en casser de ce modèle, le mieux c'est encore que j'utilise ma vieille cuillère en bois.
Je pars ensuite vers Corte pour le ravitaillement, dans la même petite épicerie qu'une semaine auparavant jour pour jour. Puis je confectionne un colis remplit de charcuterie locale à renvoyer à la maison. J'allais pas laisser passer de tant de bonnes friandises d'ici, je rajoute donc de la farine de châtaignes, du miel et des biscuits pour combler les trous.

Je quitte Corte, il est 9h15, le soleil est déjà haut dans un superbe ciel bleu, le vent me pousse vers le nord en direction de la route du Col de Vergio.

A 10h18, je traverse le pont de Castirla à 300m d'altitude et un panneau indique le col de Vergio 40 km plus loin. Cela débute superbement, je longe des gorges serrées et rocailleuses, un torrent en leurs seins dévale et la route serpente langoureusement. Par contre, elles font office de goulot d'étranglement dans  lequel le vent me fait face. Passé le lac de Calacuccia, le vent se met à forcir, il est temps de faire une pause déjeuner, il me reste 20 kilomètres avant le sommet.
Le déjeuner se fera au milieu de cochons sauvages qui tourne autour d'Azimut. Un petit pont enjambe un beau torrent turquoise amenant un peu d'air humide.

Je repars rapidement, il me reste la moitié du col à grimper mais elle est assez facile, la pente est douce et la fraîcheur des pins environnants me permet d'avoir une bonne allure. Changeant de versant, je passe d'une montagne à une autre pour enfin arriver en haut du col qui n'a rien d'exceptionnel, une statue, une baraque à frites où le flot de touristes déversé d'un bus passe acheter ces victuailles. Par contre, le froid des 1478 m d'altitude se fait ressentir sur mes vêtements humides, il ne fait pas bon s'attarder.

Une interminable descente me fait basculer du coté ouest de l'île, les falaises rocailleuses réapparaissent. Le village de Osta semble poser sur la falaise opposée à la route sur laquelle je circule. Enfin me voila en bas et la chaleur de fin d'après midi est revenu, alors que je m’apprête à partir vers Piana, je rencontre 2 cyclos indépendants, drôle de point de ralliement devant un garage automobiles. Michel se joindra à moi pour aller vers les Calenches.

Nous trouverons un lieu sympa perdu au milieu des pins permettant d'avoir un vue sur la ville de Piana et sur falaises rougeoyantes au soleil couchant. 



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