18 septembre 2017

Etape 12 : Désert des Agriates - Pino

  Je mettrai à peine, 1h30 à remonter les 12 kilomètre de piste qui part de la plage, parfois le passage sur des rochers et cailloux n'est pas évident mais Azimut a une certaine habitude de ce type de gymkhana. Une fois arrivé en haut, je retrouve la route goudronnée et plonge vers la petite ville de Saint Florent.

La vue du port s'avance, quand tout à coup un sursaut du guidon fait tomber la caméra que j'avais du mal fixé. Je roule vite et passe dessus. Il me faut bien 20 m pour me stopper. Je cherche sur les bords de route pendant 1h30, dans les herbes, dans les rochers qui longe la route, je suis perdu je ne sais plus très bien le lieu initial de la chute, je désespère. Je décide d'utiliser les grands moyens de recherches, ma tête. Je stoppe le GPS, extrait le fichier de la dernière course, le transfère sur Internet pour pouvoir le lire. Après analyse de ce fichier, je trouve les coordonnées GPS du moment où j'ai freiné brutalement. J'ai ainsi retrouvé le point exact de la chute et affiner mes recherches. Et cela paie car je mets 30 secondes à la retrouver, par contre la caméra a pris un salle coup, l'écran est cassé mais elle semble continuer à pouvoir filmer.

Je repars, après cette frayeur, vers le Cap Corse et évite Saint Florent. Je m'arrête quand même pour acheter une bouteille de Muscat du Cap. La route vers le nord est très belle et longue les falaises sur une corniche, la route serpente entre baies, monte sur les falaises. A Nanza, la vue depuis l'église surplombant la plage, est superbe, l'eau y est turquoise, le sable un dégradé de gris.Je profite d'une bifurcation vers le haut des falaises pour avoir une vue encore plus belle, je peux voir la plage de sable blanc où j'étais hier. Parfois la route s'enfonce dans les vallées pour couper de petits ruisseaux attenant à un moulin. Mais ce qui m'impressionne le plus, c'est le changement de végétation, alors que près de la mer la végétation est sèche, le fond de la vallée est humide et luxuriante, l'atmosphère sent l'humidité.

Des arbres tombent de drôles de chenilles, suspendues par leurs fils , il faut que je slalome pour les éviter. Il y en a plein la route, alors que je stoppe pour les regarder, elle tente, même, de grimper sur mes roues, une vraie invasion.

En haut d'une falaise, je trouve un accès qui me permettra d'avoir un point de vue sur le coucher du soleil. Je suis bien caché dans la nature pour cette dernière nuit en Corse qui s'annonce royale.

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